Mercredi 15 décembre 2010, Amandine Weaver, maman de Maxence, enfant autiste de six ans, a organisé avec quelques parents et membres d’associations locales, une marche dans les rues de Valenciennes.
Comme tant d’autres parents d’enfants autistes, Amandine Weaver, habitante de Petite-Forêt, voudrait voir son fils Maxence s’épanouir à l’école. Même si elle a trouvé une place pour lui, depuis le 6 décembre, dans une institution spécialisée, au Havré (près de Mons), en Belgique, elle n’abandonne pas son combat. Pétition, articles de presse, plainte contre X pour discrimination et cette fois, manifestation, Amandine Weaver utilise tous les moyens pour faire pression sur les pouvoirs publics. Mercredi matin, elle a été reçue, avec une délégation de soutien, en sous-préfecture par le secrétaire général Isabelle Golfier et le chef de cabinet du sous-préfet, Béatrice Lefort.
Soutenue par le maire de Petite-Forêt, Marc Bury, le conseiller régional, Jean-Claude Dulieu, l’adjointe à la petite enfance, Geneviève Mannarino, ainsi que par Alain Bocquet, le député de la 20e circonscription, ce petit bout de femme est ressortie confiante. « On a enfin été entendu, j’ai pu exposer toutes les difficultés auxquelles sont confrontées les parents d’enfants autistes et montrer les pétitions », a déclaré Amandine Weaver, visiblement soulagée. Et d’ajouter : « Un rendez-vous est prévu, début 2011, avec un représentant de l’Agence régionale de la santé pour voir ce que l’on peut faire en matière d’accueil dans le Valenciennois ».
Amandine Weaver espère bien voir son projet de création de structure, à Petite-Forêt, aboutir. « Il y a une volonté de travailler ensemble d’un même élan, et ça c’est vraiment une avancée positive », a-t-elle précisé, au sortir de la sous-préfecture. Monté avec la mairie de Petite-Forêt, le projet pourrait accueillir une dizaine d’enfants comme Maxence, avec un instituteur spécialisé à mi-temps.
Pour l’heure, les parents d’enfants autistes et les associations locales (Autisme Nord, AEVE, Val autisme, As des As) restent vigilants. « Heureusement qu’il y a les associations pour nous aider, car on se sent bien seuls en tant que parent d’enfant autiste », confie Vanessa Lacassaigne, membre du comité de parents de l’association AEVE, autisme espoir vers l’école. « Moi, je suis Française, je n’ai pas envie d’aller en Belgique pour scolariser mon fils », précise Anne-Delphine Beaumont, maman d’Antoine, un garçon autiste de trois ans.
« Le vrai problème, c’est que tant que la France n’aura pas compris que l’autisme n’est pas une maladie mais un handicap, on ne pourra pas avancer en matière de prise en charge », souligne le conseiller régional, Jean-Claude Dulieu. Il ne faut pas seulement que les mentalités changent, il faut que la loi évolue pour prendre en compte ce handicap à sa juste mesure.
Source : La Voix du Nord
AFG porte un projet dans le Valenciennois avec le soutien de la mairie d’Aubry-du-Hainaut, en particulier l’engagement de Madame STIEVENART, maire de cette commune, les associations Valautisme et l’AS des AS. Ce projet a été validé par le CROSMS avant la mise en place des ARS, et promesse nous a été faite que ce projet de SESSAD et d’IME serait financé, mais AFG, comme les familles, sommes toujours en attente.