Une société française est en phase de tests, avant une commercialisation l’an prochain. Nao, le petit robot, a de l’avenir.
Noa
Petit robot entièrement programmable qui intéresse la recherche sur l’autisme
Les analystes sont formels : le jour où les industriels proposeront un robot de service au prix d’une petite voiture, il s’en vendra autant que de téléphones portables. Et si ce jour-là était arrivé ? À en croire Bastien Parent, responsable « communication et communauté » chez Aldebaran Robotics, avec Nao, on s’en approche.
Nao ? Il mesure 58 cm et pèse 5 kg. Grâce à ce robot, la société française qui le fabrique concurrence les grands fabricants nippons et américains. Elle en a déjà vendu 400 unités pour des entreprises de surveillance, des laboratoires, des sociologues qui potassent sur la place du robot dans la société, et même pour un chercheur au CNRS qui travaille auprès d’enfants autistes !
Prochaine étape : le marché grand public. D’ici la fin de l’année 2010, quelques centaines de particuliers pourront tester Nao chez eux. Il ne faudra pas s’attendre à un parfait robot de service. Ça, ce sera l’étape suivante. « Car Nao est bien trop petit pour ouvrir une porte ou aller chercher un verre d’eau posé sur une table. »
Capable de se relever
En revanche, ce robot est doté d’une sorte d’oreille interne lui indiquant ses accélérations. Il est capable de se relever s’il tombe dans la maison. Bourré de capteurs, de quatre micros et de deux caméras, il est animé d’émotions de synthèse, et peut venir trouver son propriétaire s’il se trouve dans le salon.
« En fonction de l’heure, du nombre de personnes dans la pièce qu’il arrivera à reconnaître, si la musique est trop forte, il pourra me demander de baisser le volume, par exemple. » Avec son appareil photo numérique et son ordinateur embarqué, Nao reconnaît des visages familiers et son environnement.
Au second semestre 2011, la société Aldebaran Robotics espère pouvoir commercialiser son robot auprès des particuliers. Reste à connaître le modèle économique de Nao : sera-t-il livré avec toutes ses applications ou pourra-t-on, comme sur l’iPhone, en télécharger des payantes ?
Aldebaran mise sur un prix « cible » aux alentours de 4 000 €. « On est convaincu qu’il va bientôt se passer la même chose avec la robotique qu’avec l’informatique. Grâce à ceux qui vont enrichir la programmation de Nao, nos robots de demain pourront débarrasser la table, faire la vaisselle, ranger une chambre, sortir le chien ou aller faire les courses pour vous. » Un vrai compagnon qui n’aura rien à envier à R2-D2 !
Source : Arnaud WAJDZIK (Ouest-France).