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  Bilan et nouveau plan pour les services à la personne

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Augmenter le pouvoir d’achat de certains, tout en créant de l’emploi. Voilà l’objectif du deuxième plan de développement des services à la personne, présenté hier par le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez. Dans ce but, le gouvernement offrira, d’ici à juin, pour 300 millions d’euros de chèques emploi-service universel (CESU) à des familles modestes, des personnes âgées dépendantes, des familles ayant un enfant handicapé ou des chômeurs ayant des enfants à charge et reprenant un emploi ou une formation.

Par effet boule de neige, cette mesure devrait, selon Laurent Wauquiez, « permettre la création de 40 000 emplois au second semestre 2009 ». Ses espoirs ne s’arrêtent pas là, car il table sur 100 000 créations de postes par an dans ce domaine d’ici à 2012. Pour y parvenir, le Pôle emploi devra « mieux informer les demandeurs d’emploi sur les opportunités du secteur et mieux financer des formations ». Des efforts devraient aussi être fournis pour améliorer la formation des salariés du secteur et leurs conditions de travail. Car pour l’heure, nombre d’entre eux travaillent à temps partiel pour des salaires peu attractifs.

Source : 20minutes.fr


Services à la personne : le gouvernement veut les développer plus encore

Quatre ans après le plan Borloo de développement des services à la personne, le gouvernement lancer un plan 2.

Objectifs : multiplier les créations d’emploi dans le secteur en le rendant plus attractif, et faciliter l’accès de tous à ces aides.

Rendre ce secteur plus attractif pour les salariés passe, selon les auteurs de ce plan, par un renforcement de leur professionnalisation et, comme le rappelait en novembre Laurent Wauquiez (Emploi), par une augmentation du nombre d’heures travaillées. Ces temps partiels imposés représentent en effet une des conditions de travail qui peuvent repousser. S’y joignent de faibles salaires, une multiplicité d’employeurs, de fréquents déplacements... Néanmoins, en 2008, 2 millions de personnes (90 % de femmes) exerçaient un des un peu plus de 20 métiers d’aide à la personne existants (jardinage, garde d’enfants, aide aux personnes âgées et handicapées...), soit une augmentation de 10 % des effectifs en un an. Le gouvernement verrait d’autant plus d’un bon œil un accroissement des embauches dans ce secteur où les emplois ne sont pas délocalisables que la crise économique actuelle fait bondir les chiffres du chômage.

Dès lors, le plan proposera aussi, pour renforcer l’accès des particuliers à ces services, des mesures incitatives, comme l’avance du crédit d’impôt auquel ils ouvrent droit.

Source site de faire-face.fr


Le bilan des services à la personne en 5 points

Quatre ans après le plan Borloo, le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a présenté mardi un nouveau plan de développement des services à la personne. Un secteur en plein essor.

Pourquoi développer les services à la personne ?

Depuis la 1ère loi Borloo de 2005, il s’agit de créer des emplois « non délocalisables » et de répondre à la demande croissante d’aide à domicile. De fait, le regain de la natalité a créé de forts besoins en matière de garde des jeunes enfants tandis que le vieillissement de la population a créé une demande d’assistance et d’accompagnement des personnes âgées.

Comment fonctionne le plan Borloo ?

Le plan a mis en place des avantages fiscaux pour les employeurs représentant 50 % des sommes versées, ainsi que le CESU (chèque emploi service universel).

Le CESU bancaire remplace le Chèque Emploi Service : le salarié le dépose auprès de son agence bancaire habituelle et l’encaisse comme un chèque de banque « classique ».

Le CESU préfinancé se présente comme un ticket restaurant qui est remis au salarié pour le rémunérer. L’avantage étant que ce titre peut être financé par l’employeur, le comité d’entreprise, la mutuelle ou la caisse de retraite de l’employeur. En 2008, environ 280 millions d’euros ont été distribués sous forme de Cesu.

21 services sont éligibles à l’appellation services à la personne. Ils sont regroupés en 5 familles : services à la famille (garde d’enfants, soutien scolaire), assistance aux personnes âgées ou handicapées, services associés à la qualité de la vie (ménage, repassage...), services associés au logement et au cadre de vie (jardinage, bricolage), services d’assistance technique ou administrative (assistance informatique ou aux démarches administratives...).

"Les services les plus utilisés sont dans le domaine du ménage, de la garde d’enfants et de l’aide aux personnes âgées", explique Guillaume Richard, PDG de l’entreprise de service à la personne 02, implantée partout en France.

Le premier plan Borloo a-t-il rempli ses objectifs ?

La loi visait à doubler le rythme de croissance du secteur en 3 ans. De fait, celle-ci est passée de 5% par an en 2005 à 12% en 2006 et 2007, et 10% en 2008. Aujourd’hui, 16 000 organismes de services à la personne sont agréés et le chiffre d’affaires du secteur est passé de 14 milliards d’euros en 2007 à 15,6 milliards en 2008.

Quant aux créations d’emplois, le secteur employait fin 2008 plus de 2 millions de personnes, avec 103.000 créations en 2006, 130.000 en 2007, et 110.000 prévues pour 2008.

"Une des grands réussites, explique Laurent Hénart, président de l’Agence nationale des Services à la Personne, est la consoliodation de ces emplois : la durée moyenne de travail par semaine est passée de 13 à 18 heures".

Le nombre d’entreprises distribuant le césu a explosé de 317% en 2007 et de 118% en 2008, pour atteindre le chiffre de 12.300 entreprise.

Les PME ont en effet rapidement adopté ce moyen facile de faire de la politique sociale tout en bénéficiant des avantages fiscaux proposés : les aides versées ne sont pas soumises aux cotisations sociales, dans la limite d’un plafond annuel de 1.830 euros par salarié et elles bénéficient d’un crédit d’impôt sur les bénéfices, égal à 25% des aides versées.

De grandes entreprises se sont aussi saisies du dispositif, comme EDF qui a mis en place depuis un mois un Cesu petite enfance, financé pour un tiers par l’entreprise et pour un tiers par les oeuvres sociales, à destination des salariés parents de jeunes enfants.

Par ailleurs, la loi a permis de "rendre visibles ces métiers" qui étaient jusqu’alors du travail au noir, juge Bruno Arbouet, de l’Agence nationale des services à la personne (ANSP). Le développement du secteur peut-il aider à atténuer les effets de la crise ?

Etant toujours créateur d’emplois en 2009, le secteur pourrait en effet devenir une opportunité pour des salariés victimes de plans sociaux.

Ainsi, l’entreprise de service à la personne 02 a reçu des appels de cabinets de reclassement cherchant des pistes d’embauches, notamment pour les salariés de Caterpillar ou La Redoute.

"Ce n’est pas nouveau, rappelle Guilluame Richard, PDG de 02. Lorsque l’usine Moulinex a fermé à Alençon en 2001, O2 y a implanté sa 3ème agence. En 2006, une agence a ouvert à Dijon après la fermeture de l’usine Philips." Les services à la personnes sont-ils plus que des "petits boulots" ?

Le secteur a du mal à se débarrasser de cette image peu attractive.

Pourtant, les contrats sont souvent des CDI. Mais il est vrai qu’ils sont en majorité à temps partiel. Yves Veroullet du Conseil Economique et Social parle de « temps partiel subi par les employés ».

Pour Guillaume Richard, la prépondérance du temps partiel provient de la demande et c’est plutôt l’employeur qui en souffre : "Ce n’est absolument pas dans notre intérêt d’avoir des employés en temps partiel, explique-t-il. Nous avons 3200 salariés en temps partiel. Chaque salarié coûte 700 euros par an en coût de recrutement, d’équipement, de visites médicales, de formation. Si nous avions la moitié des effectifs en temps plein nous gagnerions 1,2 million d’euros."

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"Beaucoup de jeunes mères demandent à travailler entre 9 heures et 16h30 tous les jours sauf les mercredi, ce qui donne 20 heures par semaine", poursuit-il.

En ce qui concerne la rémunération, elle est loin d’être attractive.

Chez O2, la politique salariale a beau être "évolutive", (les employés peuvent être qualifiés, confirmés, experts, ou majordomes/gouvernantes), la moyenne horaire en France est de 9,07 euros.

Néanmoins, les entreprises de SAP mettent en avant les nombreux avantages financiers et sociaux qu’offrent leurs contrats. "Le problème c’est que jusqu’à présent nous avons été mauvais en communication, reconnaît le PDG d’O2. Nous n’avons pas réussi à présenter clairement les avantages par rapport au travail non déclaré. Certes on peut gagner 10 euros de l’heure en travaillant au noir, mais c’est sans prime au transport, mutuelle, cotisation aux assedics, prime pour l’emploi... "

Quels sont les objectifs du plan 2 ?

Le nouveau plan vise à créer 100.000 emplois par an d’ici 2012.

L’accent va également être mis sur la formation des salariés et l’augmentation du nombre d’heures travaillées. Dans cette optique, le gouvernement va verser en 2009 quelque 300 millions d’euros en Cesu préfinancés, à des familles modestes, des personnes âgées dépendantes, des familles ayant un enfant handicapé ou des demandeurs d’emploi, pour leur permettre de s’acheter des services à la personne.

Le plan élargit aussi l’utilisation du Césu préfinancé, en permettant par exemple à un bénéficiaire de l’utiliser pour rémunérer une personne employée chez ses parents dépendants.

Le plan prévoit aussi d’inciter les crèches municipales à l’accepter comme moyen de paiement, en supprimant la commission qu’elles doivent normalement verser aux émetteurs, et d’encourager les départements à recourir au Cesu pour le paiement de prestations sociales (Aide personnalisé à l’autonomie, prestation de compensation du handicap).

Enfin, le plan permettra le paiement par Cesu pour les centres de loisirs sans hébergement, jusqu’ici exclus, et permettra l’encaissement du Cesu en banque pour les entreprises et associations prestataires, alors qu’il était jusqu’alors réservé uniquement aux salariés des particuliers-employeurs.

Source : L’expansion.com