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Recommandations de la HAS et l’ANESM sur les prises en charges des enfants autistes

jeudi 8 mars 2012 , par AFG Webmaster

Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent

Réalisée par la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux ’ANESM), cette recommandation a pour objectif principal l’amélioration des pratiques des équipes amenées à mettre en œuvre les interventions auprès des enfants/adolescents avec TED, en particulier de mieux évaluer les besoins et ressources individuels de l’enfant et de sa famille, dans chacun des domaines de fonctionnement et de participation habituellement touchés par les répercussions des TED en vue de proposer un projet personnalisé d’interventions coordonnées considérées pertinentes pour répondre à ces besoins.

Cette recommandation vise à répondre aux questions suivantes :

- Quels sont les domaines du fonctionnement et de la participation de l’enfant ou de l’adolescent dans lesquels une évaluation régulière de son développement est nécessaire pour appréhender au mieux ses besoins et ses ressources ?

- Quelles interventions proposer en fonction des besoins repérés dans chacun des domaines identifiés ?

- Comment assurer l’organisation optimale des interventions et du parcours de l’enfant ou de l’adolescent ?

Il en ressort que les approches éducatives fondées sur des outils de communication augmentatifs tels que le PECS ou le MAKATON associés aux approches comportementales (ABA) et d’éducation structurée (TEACCH) sont recommandées,

mais que les approches psychanalytiques ne sont absolument pas recommandées

et que l’absence de données sur leur efficacité (en réalité une totale inefficacité) et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle,

choses que nous savions déjà mais visiblement un grand nombre de membres sectaires du milieu psy étaient convaincus du contraire. Il serait donc cohérent qu’aujourd’hui les prestations d’approche psychanalytiques ne soient plus remboursées et/ou financées par l’assurance maladie.

Par ailleurs, cette recommandation vise aussi les pratiques "à ne pas recommander" telles que :

programme Son Rise ;

 méthode des 3i ;

 méthode Feuerstein ;

 méthode Padovan ou réorganisation neurofonctionnelle ;

 méthode Floortime ou Greenspan, en tant que méthode exclusive ; cette pratique peut être proposée au sein d’un projet d’interventions coordonnées (grade C) ;

 méthode Doman-Delacato ;

 recours au mélange gazeux dioxyde de carbone-oxygène associé à une méthode précédente.

AFG, qui a participé à ce groupe de travail en tant que personne qualifiée, aurait préféré qu’on aille plus loin pour positionner la psychanalyse dans les approches à écarter clairement car l’inefficacité est évidente quand on connait la problématique autistique. Mais les pressions ont été très fortes auprès de la HAS et de l’Anesm car la psychanalyse représente un groupe de pression et de pouvoirs puissant qui a fait preuve de corporatisme, bien au delà du monde de l’autisme ou du handicap.

Ces recommandations sont également disponibles sur le site www.anesm.sante.gouv.fr, au format des recommandations de l’Anesm.

Recommandations Autisme TED enfant adolescent interventions

PDF - 737.5 ko
Recommandation HAS Anesm
mars 2012

Synthèse Autisme TED enfant adolescent interventions

PDF - 5.6 Mo
Synthèse de la recommandation HAS et Anesm
mars 2012

Argumentaire scientifique Autisme TED enfant adolescent interventions

PDF - 4.4 Mo
Argumentaire de la recommandation HAS et Anesm
mars 2012

Reportage Itélé sur le Packing qui est rejeté par les parents, mais aussi par les bons professionnels :

Voir la vidéo de itele.fr sur la polémique autour du traitement de lautisme


Réactions de la presse :

Le Républicain Lorrain

Autisme : la psychanalyse mise sur la touche

Les approches psychanalytiques dans la prise en charge de l’autisme sont, pour la première fois, mises à l’index par les autorités sanitaires dans un rapport sur une question qui déchaîne les passions.

Entre 92 000 et 107 500 jeunes de moins de 20 ans sont atteints d’un trouble du développement en France, dont environ 30 000 ont un autisme infantile. Photo AFP

« Les psychiatres sont des médecins comme les autres, ils doivent se soumettre aux règles d’évaluation ».

Le Pr Jean-Luc Harousseau, président de la Haute autorité de santé (HAS), a donné le ton en présentant hier un rapport, très attendu, sur la prise en charge de l’autisme de l’enfant et de l’adolescent. « Les psychiatres doivent se remettre en question », a-t-il répété, notant que, « plus de 30 ans après leur introduction », les approches psychanalytiques n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, ni de leur pertinence dans ce domaine. Cet avis est partagé par un groupe de psychiatres et chercheurs à l’origine d’une pétition-manifeste en faveur d’une pratique « fondée sur l’état des connaissances scientifiques ».

Certes, le rapport de la HAS et de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) ne condamne pas ouvertement les approches psychanalytiques et se borne à les qualifier de « non consensuelles ». Mais elles ne font pas partie des recommandations. Une position qu’a regrettée le député UMP Daniel Fasquelle, qui, avec des associations, veut bannir définitivement la psychanalyse des soins aux autistes.

Pour réagir à cette « croisade » antipsychanalyse, une vidéo et un texte du psychanalyste Jacques-Alain Miller ont été mis en ligne sur le site de la revue La Règle du jeu.

La HAS rappelle aussi qu’il n’y a pas de lien entre autisme/TED (troubles envahissants du développement) et le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole). « Les caractéristiques psychologiques des parents ne sont pas un facteur de risque de survenue des TED », précise également la HAS, mettant ainsi du baume au cœur des parents, qui ne veulent plus entendre des discours culpabilisants.

Dépistage avant 4 ans

La HAS et l’Anesm condamnent par ailleurs la technique controversée du « packing » utilisée en dehors de tout protocole de recherche (lire ci-contre). Le document préconise « un projet personnalisé d’interventions pour chaque enfant » et coordonné, avec notamment un « dépistage précoce » avant 4 ans. Les approches éducatives et comportementales, qui ont fait la preuve de leur efficacité, font désormais partie des recommandations, qui paraissent dans le contexte d’un « manque criant » de place d’accueil pour les autistes, selon le président de la HAS. « Un tiers seulement des personnes autistes et leurs familles reçoivent l’aide personnalisée qui leur est nécessaire », a dénoncé le Pr Philippe Evrard, neuropédiatre, du Comité de pilotage de ces recommandations. Mais « aucune intervention ne peut prétendre supprimer la totalité des TED », a relevé Cédric Grouchka (HAS), appelant les familles à la prudence face à des méthodes miracles. Car aucun traitement ne peut guérir l’autisme, selon la HAS.


Nouvel observateur :

Autisme et psychanalyse : le scandale enfin mis au jour

Les familles d’autistes n’ont peut être pas gagné la guerre, elles ont en tout cas emporté une bataille importante dans le combat qu’elles mènent contre le recours à la psychanalyse pour traiter le trouble de leurs enfants. Hier, la Haute autorité de santé a formulé ses recommandations le 8 mars pour la prise en charge de l’autisme. Le débat sur la psychanalyse, qui s’est emballé ces dernier jours, a eu le mérite de faire éclater le scandale de l’abandon en France des deux tiers des enfants atteints d’autisme.

La psychanalyse désavouée

Les parents obtiennent enfin gain de cause car la Haute autorité de santé (HAS) recommande formellement un diagnostic pr%