Suite des annonces qui figuraient sur notre article du 29 novembre 2007 sur le site d’AFG :
D’après une dépêche de l’AFP du 30 jan 2008, le gouvernement va présenter début mars un plan consacré à l’autisme, a indiqué la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, à l’Assemblée nationale, alors qu’un documentaire actuellement dans les salles met en lumière les carences liées à la prise en charge de cette maladie.
(Pour AFG, l’autisme n’est pas une maladie).
"La politique du gouvernement de prise en charge de l’autisme va se déployer en trois directions", a précisé la ministre lors des questions d’actualité.
"Nous allons, avec mon collègue (ministre du Travail) Xavier Bertrand, début mars présenter un plan autisme qui va se développer selon plusieurs axes :
le dépistage,
les bonnes pratiques de soin,
la scolarité
et l’augmentation des places en établissements médicaux sociaux",
a-t-elle détaillé.
"Dans le secteur de la psychiatrie, qui coagule 8 milliards d’euros, nous avons décidé d’un effort extrêmement important grâce au plan de santé mentale qui consacre beaucoup de crédits à la modernisation des établissements et des équipes : 287,5 millions d’euros pour les équipes, 188 millions pour la formation et plus de 750 millions pour la modernisation des structures", a ajouté Mme Bachelot, reconnaissant que "nombre de malades autistes sont pris en charge dans des conditions inadaptées. (Encore une fois, pour AFG, les personnes autistes ne sont pas malades, elles sont handicapées !!)
"Troisième volet extrêmement important : le droit des malades. Nous réexaminerons au cours de cette année la loi du 27 juin 1990 dédiée au droit des malades pour mieux assurer leurs droits", a ajouté Mme Bachelot.
"Elle s’appelle Sabine", un documentaire réalisé par Sandrine Bonnaire sorti mercredi sur les écrans met en lumière les problèmes liés à la prise en charge de cette maladie : l’actrice a filmé sa soeur autiste, dont l’état s’est dégradé après cinq ans d’internement psychiatrique.
En France, le débat est toujours vif sur le mode d’accueil des jeunes autistes. Les tenants des méthodes "comportementales" et de la scolarisation en milieu ordinaire des enfants autistes critiquent notamment une trop grande "psychiatrisation" de la maladie.
Et ils ont bien raison !!!
N’oublions pas que le Comité consultatif national d’éthique a dénoncé jeudi 6 décembre la "situation dramatique" des personnes autistes en France, assimilable à une "maltraitance" faute d’une prise en charge éducative adaptée, dans un avis en forme de "réquisitoire".
Notre Ministre aurait tout intérêt à se repencher sur le rapport du CCNE de décembre 2007 avant de faire n’importe quoi pour ces rapaces de la psychanalyse, surtout quand on s’adresse aux jeunes enfants pour lesquels nous avons de grands espoirs de progrès dès lors qu’ils auront une prise en charge éducative adaptée et spécifique à leur handicap.