(GIF)

08 842 846 37

3977 :

numéro d’appel

contre la maltraitance

Mentions légales

>> Le coffre à outils technologiques et pédagogiquesdes enseignants de la formation professionnelle du Québec

Nouveautés sur le Web

Vous êtes ici : Accueil » Etudes, rapports & textes » Recherche

   Mieux connaître les maladies du cerveau grâce à l’imagerie

Imprimer

PARIS - Les progrès des technologies d’imagerie et des nanotechnologies devraient permettre d’éclairer les origines des maladies du système nerveux telles que schizophrénie, autisme, maladies de Parkinson ou d’Alzheimer, restées mystérieuses à ce jour.

A la veille de la semaine du cerveau (16-22 mars), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a fait le point des recherches qu’il mène sur les pathologies du cerveau et des infrastructures de pointe qu’il met en place pour les conduire.

Pour l’autisme, qui touche un enfant sur 150 et dont on connaît très peu les mécanismes, l’imagerie a permis de "comprendre ce qui ne va pas", a noté devant la presse Monica Zilbovicius, psychiatre et directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche (Inserm).

Ainsi, en pratiquant sur des enfants autistes une TEP (tomographie par émission de positons), méthode d’imagerie nucléaire en trois dimensions, on a pu constater des anomalies du lobe temporal, confirmées par l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM).

Récemment des chercheurs du CEA, de l’Inserm et de l’AP-HP ont constaté en comparant les IRM de 77 enfants autistes à ceux de 77 témoins que 40% des premiers présentaient des anomalies dans le lobe temporal au niveau de la substance blanche (des fibres qui relient les régions cérébrales), ce qui impliquerait un déficit de la perception des stimuli sociaux.

"Plus l’autisme est sévère, plus le déficit de la région temporale supérieure est important", a noté le Dr Zilbovicius, pour qui "le plan autisme en cours devrait inclure l’imagerie dans le bilan des enfants".

L’autisme a été longtemps considéré comme une maladie psychologique.

Encore grâce à la TEP et à l’IRM, des altérations ont été constatées dans des sillons de la région temporale du cerveau de schizophrènes ou dans la matière blanche chez des alcooliques sevrés souffrant d’une baisse de performance intellectuelle.

Pour comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies du système nerveux central et mieux identifier les zones à traiter (par thérapie cellulaire, génique ou chirurgie), un centre pré-clinique avec essais sur les animaux, le Mircen, devrait être fonctionnel avant l’été dans les locaux du CEA à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Le Mircen dispose d’un système d’IRM d’une puissance de 7 teslas (unité de champ magnétique) contre 1 à 1,5 tesla pour les IRM des hôpitaux.

Des essais cliniques ont déjà été engagés, en collaboration avec des hôpitaux : greffe de cellules (maladie de Huntington), stimulation du cortex ou thérapie génique (Parkinson). Les résultats seront connus en 2010.

Le laboratoire Neurospin, à Saclay (Essonne), dédié à la neuro-imagerie cérébrale de pointe, dispose aussi d’un IRM de 7 teslas. Et il veut mettre au point d’ici 2012, dans le cadre d’une coopération franco-allemande, un aimant d’une puissance inégalée dans le monde, de 11,7 teslas, qui devrait permettre, selon Pierre Vedrine, du CEA, de "détecter précocement l’Alzheimer".

Une autre méthode d’imagerie, la magnétoencéphalographie (MEG), permet de suivre l’activité du cerveau, par exemple lors de la lecture de mots ou d’une crise d’épilepsie.

Enfin, à l’horizon 2011, s’ouvrira à Grenoble le centre Clinatec, dévolu aux applications des nanotechnologies pour la santé. "C’est le seul centre de ce type sur la planète", assure le Pr Alim-Louis Benabid, de l’académie des sciences, qui porte le projet.

Source AFP