Les enfants, développant différentes formes d’autisme, pourront bientôt être accueillis dans le Valenciennois.
Ce n’est encore qu’un concept, mais une idée en finition en phase ... de recherche de financements.
Le projet Alissa (Aide à l’intégration scolaire et sociale des enfants avec autismes) permettra la création d’un complexe global médico-social pour les enfants autistes d’IME (Institut médico-éducatif) et de SESSAD (Service d’éducation et de soins spécialisées à domicile). La structure attend d’être construite sur un terrain de 5 000 m² à Aubry-du-Hainaut. Ainsi, trente enfants autistes et autistes de haut niveau, sans déficience intellectuelle, pourront-ils accéder à cet établissement. « Nous souhaitons répondre à un besoin », explique Cécile Linquette, vice-présidente de l’association l’Ass des As’unie avec Val Autisme et l’AFG (association française de gestion de services et établissements pour personnes autistes). « Ce complexe devrait accueillir des enfants de 2 à 20 ans et proposera l’utilisation de méthodes éducatives diversifiées, adaptées à leur situation », précise-t-elle. Ce serait une première dans le Valenciennois. « Les enfants sont majoritairement accueillis en Belgique. Ici, aucune structure dédié n’existe pour les enfants autistes. »
La Voix du Nord
article du 3 mai 2010
Une place pour le syndrome Asperger
Cette résidence sera l’occasion de s’ouvrir aux syndromes rares de l’autisme, comme l’Asperger. Les enfants, autistes de haut niveau, n’ont aucune réponse dans le département. Le SESSAD apportera un accompagnement adapté. « Effectivement, cette structure offrira la possibilité aux enfants une large ouverture culturelle et artistique à travers différents ateliers d’éveil pour développer l’expression, l’épanouissement et favoriser de meilleures relations sociales. » De la relaxation, des arts plastiques, de la musique, de l’expression corporelle et du théâtre seront intégrés au projet Alissa dès son ouverture. « Aujourd’hui, nous sommes dans un vrai débat, où nous souhaitons vivement faire avancer les enfants dans leur développement. Les méthodes appliquées seront les mêmes que nos voisins belges. » Pour encadrer ces jeunes, une vingtaine de personnes spécialisées sont d’ores et déjà prises en compte.
En attendant les financements, les élus locaux soutiennent ce projet pour qu’il puisse devenir réalité rapidement. Et notamment, Valérie Létard, présidente de Valenciennes Métropole et secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie de même que Renée Stiévenart, maire d’Aubry-du-Hainaut. • K. M.
Source : La Voix du Nord du lundi 03.05.2010