Alors que se déroulait la deuxième Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme tant à New-York (au siège de l’ONU où Evelyne Friedel, Administrateur de l’AFG et Présidente d’Autisme Europe, intervenait à la demande expresse de l’ONU, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) insistait de son coté sur la nécessité d’une action mondiale réaffirmant sa volonté de fournir une assistance technique aux États Membres qui proposent des services de santé intégrés aux personnes atteintes d’autisme et d’autres troubles mentaux ou de développement dans l’enfance.
Le diagnostic précoce reste trop souvent un discours et le manque de centres de diagnostic, tout comme le manque cruel de lieux de prise en charge ou d’accompagnement adaptés, font défaut, tout particulièrement en France. Pourtant, plus d’enfants recevront un diagnostic d’autisme, que de diabète, de cancer et de SIDA additionnés. (Source OMS) D’où l’ampleur du problème.
Aujourd’hui, médicalement parlant, il n’existe ni dépistage ni remède pour l’autisme, mais la précocité du diagnostic et de l’intervention éducative et structurée, le plus précocement possible, amènent des résultats très positifs.
Pourtant il existe des « signaux d’alerte » qui indiquent généralement que l’enfant encourt un risque et qu’il doit être immédiatement examiné pour vérifier la normalité de son développement (Voir la rubrique : Centre de Ressources Autisme).
Pas de grand sourires ou autres expressions chaudes et joyeuses à six mois, ou plus
Pas d’échanges de sons, sourires et autres expressions faciales à neuf mois, ou plus
Pas de gazouillis à 12 mois
Pas d’échanges de gestes, comme indiquer, montrer, tendre ou agiter la main à 12 mois
Pas de mots à 16 mois
Pas de phrases significatives de deux mots (ne comportant ni imitation ni répétition) à 24 mois
Pas de réponse à l’appel de son nom, à 10 mois
Toute perte de langage, de gazouillis ou de capacités sociales à tout âge
Si votre enfant, qu’il soit bébé, ou plus grand, présente ou a présenté l’un de ces signes, adressez-vous sans tarder à votre pédiatre ou à votre médecin traitant pour exiger une consultation dans un Centre de diagnostic spécifique (adresses sur ce lien ).
Source : OMS - Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme