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  Formation des AVS

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Vous trouverez en fichier joint, le texte de la convention signée entre X. Darcos et les associations pour ce qui concerne la formation des auxiliaires de vie scolaire. Egalement, deux articles sur la formation des Auxiliaires de vie scolaire qui passera par les associations.

LIBERATION.FR : lundi 17 septembre 2007

Xavier Darcos et les responsables des principales associations de personnes handicapées. (CB) Pour palier au manque de formation des auxiliaires de vie scolaire, qui accompagnent les élèves handicapés au sein de leur établissement, le ministère a signé lundi une convention avec les principales associations. Par Cordélia Bonal

« Accueillir des élèves handicapés est une chance pour l’école, pas une charge. » Le ministre de l’Education Xavier Darcos a tenu une nouvelle fois à marquer son engagement sur la question de la scolarisation des élèves handicapés, à l’occasion de la signature d’une convention avec les principales associations pour la formation des auxiliaires de vie scolaires (AVS). Au mois d’août, le ministre avait lancé un « plan d’action » prévoyant le recrutement pour cette rentrée de 2700 AVS individuels, dont le rôle est d’accompagner et seconder l’enfant au sein de l’établissement. En juin 2006, on dénombrait 13 600 AVS, dont 12 000 « individuels ».

Deux semaines après la rentrée, « environ les deux-tiers » des 2700 AVS supplémentaires sont recrutés. Le ministre se défend cependant de tout retard dans le processus : « Les AVS sont recrutés au fur et à mesure que les demandes nous parviennent de la part des maisons du handicap. Il n’y a pas de retard sur ce qui avait été annoncé. »

Le problème reste celui de la formation de ces AVS. Titulaires au minimum du bac ou de trois ans d’expériences, elles (il s’agit en grande majorité de jeunes femmes) arrivent bien souvent dans les écoles avec des notions parfois vagues du handicap, alors que certains élèves handicapés nécessitent un savoir-faire particulier. D’où la signature d’une convention destinée à déléguer aux principales associations (PEP, UNAPEI, ADAPT, AAJH, APF, FNASEPH, FFAIMC) la formation des AVS, pour une durée minimale de 60 heures.

« C’est une démarche qui va dans le bon sens, les associations forment des AVS depuis longtemps, elles sont compétentes en la matière », estime Michèle Baron, présidente de la FFAIMC (fédération française des associations d’infirmes moteurs cérébraux). Pour Marie-Christine Faraut, vice-présidente de la FNASEPH (fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap), c’est également un premier pas, l’objectif restant la création d’un « vrai diplôme et d’un vrai métier pour les AVS ». Comme les autres responsables associatifs, elle pointe la précarité du statut d’AVS, qui conduit à recruter des « gens un peu passerelle, sur des courtes durées, avec un turn-over important, alors qu’il faudrait de vrais professionnels ».

http://www.liberation.fr/actualite/societe/279061.FR.php © Libération



Second article :

LIBERATION.FR : lundi 17 septembre 2007

« La scolarisation des enfants handicapés, c’est un droit ! »

PUROTICORICO/FLICKR.FR/CREATIVE COMMONS Les 2700 postes supplémentaires d’auxiliaires de vie scolaire débloqués par le gouvernement pour cette rentrée apportent un peu d’air aux établissements et aux familles, mais les attentes restent grandes. Par Cordélia Bonal

Près de 160 000 enfants en situation de handicap devaient être scolarisés à la rentrée 2007. Soit 20% de plus qu’en 2004. Mais 8000 à 10 000 enfants, selon le ministère, 10 000 à 15 000 selon certaines associations, restent sans solution. Sans compter ceux qui sont scolarisés mais pas de manière satisfaisante : temps passé à l’école trop partiel, accompagnement inadapté... Parents, enseignants et associations le constatent tous : dans les écoles l’accompagnement se fait souvent avec des bouts de chandelles, en comptant sur la bonne volonté des uns et des autres. Devant le manque criant de moyens, le ministère de l’Education a annoncé, en plein mois d’août, la création de 2700 postes d’auxiliaires de vie scolaire individuels (AVS-I), et a mis en place le 27 août une plate-forme téléphonique pour les parents. Un coup de pouce bienvenu pour les familles. Anne-sophie, mère d’une enfant autiste de cinq ans, a ainsi bénéficié pour cette rentrée de l’un des nouveaux postes, non sans avoir bataillé sans relâche depuis deux ans pour l’obtenir : courriers en rafale, entretien avec l’inspecteur d’Académie, menace de requête devant le tribunal administratif, mobilisation de tout le personnel médical qui suit sa fille...

Finalement, à deux jours de la rentrée, elle obtient gain de cause : Jessica, une jeune étudiante, va accompagner sa fille pendant ses heures de classe à raison de 15 heures par semaine (alors qu’elle a droit à 18 heures). « Les parents sont mis en situation de demande de quelque chose d’exceptionnel, alors que la scolarisation des enfants handicapés est un droit, regrette cette universitaire. L’école, c’est essentiel, c’est le levier pour que ces enfants existent dans leur quartier. » Anne-Sophie se considère pourtant comme privilégiée, grâce à des horaires suffisamment souples pour effectuer toutes les démarches. Ce qui n’est pas le cas de tous les parents, loin de là. « Quand on a un enfant handicapé, mieux vaut exercer une profession intellectuelle et avoir du temps ! », constate-t-elle.

Une fois le poste d’auxiliaire de vie scolaire en place dans l’école, reste le problème de leur formation. Titulaires au minimum d’un bac ou de trois ans d’expérience, les AVS, généralement des étudiantes en sciences humaines, arrivent dans les écoles bien souvent sans connaître la problématique du handicap. Or certains enfants, notamment quand il s’agit de handicap mental, ont besoin d’un accompagnement spécialisé. « C’est très dur pour elles, elle découvrent le sujet en arrivant. On n’accueille pas des enfants handicapés en claquant des doigts », souligne Agnès Woimant, vice-présidente d’Autisme France, pour qui le plan d’action du gouvernement est « de la triche », du « saupoudrage » : « 2700 AVS de plus, c’est bien, mais elles ne sont pas formées, ou alors au compte-goutte pendant l’année. Elles sont à temps partiel, rémunérées 600 euros par mois. Comment voulez-vous qu’elles s’investissent dans ces conditions ? »

Jean-Marie Barbier, président de l’Association des Paralysés de France, dont la veille téléphonique mise en place pour la rentrée tourne à plein régime, voit également dans le plan d’action du gouvernement une solution nécessaire, certes, mais loin d’être satisfaisante. « Tout cela a été décidé dans l’urgence, tous les AVS promis n’ont pas encore été recrutés. Et ceux qui l’ont été ne sont pas formés. Par ailleurs, même quand les parents ont obtenu le droit à une AVS, les moyens ne suivent pas toujours : on leur dit qu’ils ont droit à 16 heures d’accompagnement et en fait ils n’en ont que 6, ou alors on leur dit : "oui, vous aurez une AVS, mais pas avant la Toussaint". »

Au ministère de l’Education nationale, on assure que l’ensemble des AVS sera en place d’ici la fermeture de la plate-forme téléphonique, le 31 octobre. Quant à la formation, il a été décidé de faire appel aux compétences des associations en la matière : une convention est signée aujourd’hui lundi avec huit d’entre elles pour assurer la formation des AVS.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/279013.FR.php © Libération