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  Etude : L’autisme affecte le fonctionnement du cerveau dans sa globalité

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Une étude montre que l’autisme affecte le fonctionnement du cerveau dans sa globalité

Édité par TQa, vendredi 3 août 2007

L’implication principale du travail est que pour chercher à comprendre l’autisme, les investigateurs doivent rechercher une cause ou des causes qui affectent des secteurs multiples du cerveau plutôt que de limiter la recherche aux secteurs du cerveau traitant les 3 comportements caractéristiques de l’autisme.

Une récente étude a démontré que l’autisme affecte le fonctionnement du cerveau entier et n’est pas limité aux secteurs impliqués dans les interactions sociales, la communication, et les capacités de raisonnement. L’étude actuelle entreprise par des scientifiques d’un réseau de recherche soutenu par l’institut national de la santé (NIH), a constaté que l’autisme affecte également un large éventail de capacités comprenant celles impliquées dans la perception, le mouvement et la mémoire sensorielle.

Les résultats, publiés en août 2006 dans le journal médical Child Neuropsychology, suggèrent fortement que l’autisme est un désordre dans lequel les diverses parties du cerveau ont des difficultés à travailler ensemble pour accomplir une action complexe.

Selon le Dr Duane Alexander, M.D, directeur du NICHD, les résultats de l’étude montrent que la compréhension future de l’autisme ne se fera pas seulement en étudiant les facteurs affectant une région du cerveau mais en étudiant les facteurs affectant plusieurs systèmes.

Selon le Dr Nancy Minshew, M.D., professeur de psychiatrie et de neurologie à l’école de médecine de l’université de Pittsburgh, la base du diagnostic de l’autisme repose sur trois composantes caractéristiques. Ces composantes impliquent la difficulté des interactions sociales, les problèmes de communication verbale et non verbale et les comportements réitérés. Selon cet auteur, les chercheurs étudiant l’autisme se sont concentrés sur ces secteurs comportementaux.

Cependant, ces vingt dernières années, les chercheurs ont commencé à étudier d’autres aspects de la pensée et du fonctionnement du cerveau dans l’autisme, découvrant ainsi que les personnes souffrant d’autisme ont des difficultés dans beaucoup d’autres secteurs y compris l’équilibre, le mouvement, la mémoire, et les perceptions visuelles.

L’étude actuelle a concerné 56 enfants autistes, de 8 à 15 ans, comparés à 56 enfants ne souffrant pas de cette affection. Le but de l’observation était de déterminer s’il y avait des modèles de fonctionnement mental uniques appartenant à l’autisme.

Les chercheurs ont constaté, à travers une série de tests, que les enfants autistes exécutaient comme et parfois mieux que les autres enfants des tests de base. Cependant, uniformément ils ont eu des difficultés avec les tâches complexes. Par exemple, bien que leur mémoire des détails d’une histoire fut phénoménale, les enfants autistes ont eu une grande difficulté à comprendre l’histoire globale. Les enfants autistes ont des difficultés d’écriture ou écrivent très lentement. Beaucoup peinent à nouer leurs chaussures ou à employer des ciseaux. Les résultats, selon le Dr. Minshew, montrent que l’on ne peut pas compartimenter l’autisme aux trois domaines de base et qu’il est beaucoup plus complexe.

En conclusion, selon l’auteur, l’implication principale du travail est que pour chercher à comprendre l’autisme, les investigateurs doivent rechercher une cause ou des causes qui affectent des secteurs multiples du cerveau plutôt que de limiter la recherche aux secteurs du cerveau traitant les 3 comportements caractéristiques à savoir les interactions sociales, la communication et les comportements itératifs.

Son travail, dit-il, suggère fortement que l’autisme n’est pas principalement un désordre, des interactions sociales mais un désordre affectant le cerveau global du traitement de l’information reçue , particulièrement quand l’information devient compliquée.

Source : TOXICO QUÉBEC