La plupart des cas d’autisme pourraient s’expliquer par des mutations génétiques spontanées et non pas par une prédisposition génétique transmise sur de nombreuses générations, selon une étude américaine publiée lundi 23 juillet 2007 dans les Annales de l’académie nationale des Sciences. Les auteurs de cette étude issus de "Cold Spring Harbor Laboratory" et du collège de Medicine Albert Einstein à New York ont réalisé un modèle qui pour la première fois explique la forme sporadique et familiale de l’autisme. Ils suggèrent que les mutations génétiques de l’ADN d’un enfant ou d’un de ses parents pourraient jouer un plus grand rôle que ce que l’on pensait dans l’apparition de l’autisme sporadique, quand il n’y a pas d’antécédents familiaux.
L’origine génétique de cette affection est encore mystérieuse mais dans cette étude, des chercheurs américains ont souligné que des mutations spontanées ou des petites anomalies de l’ADN étaient observées chez près de 10% des patients étudiés et principalement parmi ceux souffrant d’un autisme sporadique, le plus fréquent, par opposition à l’autisme génétique.
Cette mutation spontanée qui progresserait avec l’âge des parents et le fait que de nombreuses femmes dans les pays développés retardent le moment de leur grossesse pourraient ainsi expliquer pourquoi des parents âgés sont plus enclins à avoir des enfants autistes.
Source : RTL Info belgique
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