Dans un entretien publié le 15 mai 2007 du journal La Croix, le directeur de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), Denis Piveteau, plaide pour la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale qui assurerait la protection sociale des personnes âgées et handicapées.
La CNSA, créée en juin 2004 et en partie financée par la suppression d’un jour férié, assure notamment le suivi des plans pluriannuels en direction des personnes âgées et handicapées.
Elle participe également au financement de l’Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) pour les personnes âgées et à la Prestation de compensation du handicap (CPH).
Selon M. Piveteau, il faut "donner plus de cohérence en instaurant un nouveau champ de protection sociale face au risque de perte d’autonomie, qui peut toucher chacun à tout âge".
Nicolas Sarkozy s’était prononcé à plusieurs reprises, durant la campagne électorale, en faveur de la création d’un "cinquième risque de la Sécurité sociale, le risque dépendance, géré par la Sécurité sociale et les
départements".
La création d’une cinquième branche de la "Sécu", aux côtés des branches maladie, vieillesse, famille et accidents du travail-maladies professionnelles, permettrait de "privilégier une approche globale
permettant de construire une solidarité pérenne face aux besoins de l’ensemble des personnes en perte d’autonomie", explique M. Piveteau.
Celui-ci explique par ailleurs qu’il sera écessaire "de mobiliser, rien que pour l’accueil en établissement, au moins quatre milliards d’euros supplémentaires d’ici 2012" et relève qu’il y "aura un choix exigeant à faire lors du vote des prochains budgets de la Sécurité sociale".
Pour les dépenses liées à la perte d’autonomie, qui couvrent notamment des aides humaines et techniques pour les personnes dépendantes, "il sera peut-être possible de dégager les sommes nécessaires par des redéploiements
de dépenses publiques", note M. Piveteau. "Mais à défaut, il faudrait réfléchir à un effort supplémentaire de solidarité collective", met-il en garde.
De toute évidence, la création de cette cinquième branche devrait permettre de donner les crédits nécessaires à la prise en charge des personnes handicapées, qu’elles soient autistes ou touchées par un autre handicap, et ceci évitera enfin que l’on fasse croire que ce sont les personnes handicapées qui coûtent cher à l’assurance maladie. Les chiffres seront ainsi clarifiés et nous espérons vraiment que les efforts nécessaires seront faits.