(GIF)

08 842 846 37

3977 :

numéro d’appel

contre la maltraitance

Mentions légales

>> Le coffre à outils technologiques et pédagogiquesdes enseignants de la formation professionnelle du Québec

Nouveautés sur le Web

Vous êtes ici : Accueil » Etudes, rapports & textes » Rapports officiels

  Belgique : Manque de places d’accueil pour les enfants autistes belges

Imprimer

Contrairement aux idées reçues, la situation des enfants et des adultes autistes en Belgique n’est pas meilleure pour les Belges qu’elle ne l’est pour les Français en France, car encore une fois, dès lors que c’est à l’Etat Belge d’assumer le coût de la prise en charge, le manque de moyens financiers se rapproche de la situation Française. En effet, les autorisations administratives peuvent s’obtenir facilement en Belgique, mais pas le financement, donc si c’est la France qui paie, cette situation ne pose pas de problème à l’administration Belge, en particulier si ça apporte des emplois aux travailleurs Belges. C’est un double scandale, tant du coté Belge que du coté Français. La France expatrie encore plusieurs milliers d’autistes Français en Belgique sans aucun contrôle sur la qualité de la prise en charge. La France se prive ainsi du poids économique que constitue l’économie sociale du médico-social qui injecterait des millions d’euros dans l’économie locale, dans les cotisations sociales, les cotisations de retraite, offrant ainsi des milliers d’emplois aux travailleurs Belges.

Pour illustrer ces propos, voici cet article belge de RTBF du 27 décembre 2010 :

"Régine Cornet d’Elzius, substitut au parquet de Namur, dénonce un manque cruel de places d’accueil pour les enfants mineurs autistes. Elle en appelle aux ministres concernées : Evelyne Huytebroeck, Laurette Onkelinx et Eliane Tillieux.

La substitute part d’un cas particulier : Brad, 13 ans, autiste, passé d’un centre d’accueil à l’autre depuis ses quatre ans. Ses parents ne peuvent plus l’accueillir et le dernier centre où il séjournait ferme ses portes les week-ends et congés scolaires. Il se retrouve vendredi sans aucun foyer.

Pour la substitute, ce n’est pas un cas isolé : "Il n’y a pas de places pour les autistes en Belgique, hormis quelques institutions archi-bondées, c’est inadmissible. Il y a de gros problèmes de communication entre les différents ministères". La substitute a contacté l’Aide à la jeunesse, le SPF Santé Publique et la Région wallonne. "Les trois ministres concernées à savoir : Evelyne Huytebroeck (Jeunesse et Aide aux personnes handicapées à Bruxelles), Laurette Onkelinx (Affaires sociales et Santé publique au fédéral) et Eliane Tillieux (Santé et Action sociale en Wallonie) se renvoient la balle. La ministre Huytebroeck évoque un groupe de travail, mais c’est bien théorique par rapport à la réalité", estime-t-elle.

Ses derniers courriers à la Direction générale de l’aide à la jeunesse (DGAJ) sont restés sans réponse. Elle a également insisté sur le côté violent et imprévisible que peuvent avoir les autistes. Brad aurait déjà essayé d’étrangler des membres de sa famille. "Si Brad commettait un acte extrême, la responsabilité des pouvoirs publics ne devrait-elle pas être engagée ?", s’est interrogée pour sa part la juge du tribunal de la jeunesse."

Source : www.rtbf.be