Lors d’une table ronde sur le thème du handicap, le Président de la République a annoncé le 25 mars que l’Allocation pour adultes handicapés (AAH) - 628,10 euros à l’heure actuelle - serait revalorisée en septembre. Elle a déjà été augmentée de 1,1 % en janvier, et l’augmentation prévue en septembre portera la progression de l’AAH à 5 % pour l’ensemble de l’année 2008.
Nicolas Sarkozy a également demandé aux administrations de respecter la loi qui prévoit que les entreprises emploient 6 % de personnes handicapées. Celles qui ne le feraient pas « verront leur masse salariale gelée ».
Le 10 juin, un plan d’action gouvernemental sur cette question de l’emploi des handicapés sera présenté lors de la Conférence nationale du handicap.
En parallèle, Xavier Bertrand a déclaré que le minimum vieillesse aurait la même progression de 5 % en 2008. Une décision qui rappelle la promesse faite dans la campagne des élections présidentielles d’augmenter le minimum vieillesse de 25 % en cinq ans.
La CNAM vient d’ailleurs d’annoncer que le versement exceptionnel de 200 euros annoncé avant les municipales commencerait à être versé à partir du 26 mars.
Ces annonces sont interviennues à quelques jours de la marche sur l’Elysée organisée le 29 mars par l’initiative « Ni pauvres, ni soumis ». Ce collectif regroupe plusieurs dizaines d’associations. Celles-ci demandent que la question des ressources des personnes handicapées soient entièrement revue avec la création d’une allocation « au moins égal au Smic brut ».
La décision de Nicolas Sarkozy ne satisfait pas réellement le collectif qui souligne que la mesure ne représente que 30 euros par mois.
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La manifestation nationale organisée par plusieurs dizaines d’associations a rassemblé 30 000 personnes venues exprimer leur révolte et réclamer un revenu d’existence décent, au niveau du Smic brut.
Handicapés et malades doivent en effet souvent vivre avec l’Allocation adultes handicapés (AAH), soit 628,10 euros par mois, près de 200 euros de moins que le très officiel seuil de pauvreté (817 euros). C’est le cas pour 810 000 handicapés qui ne peuvent pas ou ne peuvent plus travailler.
La hausse de 5 % de l’AAH annoncée n’a pas désarmé les manifestants qui estiment qu’avec ces 30 euros de plus, le compte n’y est pas.
Une délégation a remis à l’Elysée une pétition de 80 000 signatures recueillies dans les dernières semaines. « Une mobilisation historique », selon la FNATH, qui déclare que « c’est la révolte des handicapés, c’est la révolte de millions de personnes pour dire qu’il y en a assez de toucher 628 euros par mois et qu’avec ça, on ne peut pas vivre ».
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