Parce que l’autisme est une question majeure, notamment dans les domaines de l’éducation et de la
santé à travers le monde, les Nations Unies ont déclaré que le 2 avril serait la journée Mondiale de
sensibilisation à l’autisme.
A L’OCCASION DE LA DEUXIEME JOURNEE MONDIALE DE SENSIBILISATION A L’AUTISME, AUTISME EUROPE
SOUHAITE RAPPELER LES ELEMENTS SUIVANTS A TOUS LES ETATS MEMBRES DE L’UNION
L’autisme est un trouble envahissant qui perdure toute la vie et affecte le développement du cerveau.
Les symptômes, reconnaissables dès l’enfance, se caractérisent comme suit : échec dans les
interactions sociales, centres d’intérêts limités et comportement répétitif. En 2009, la science a
démontré la prépondérance de facteurs génétiques, médicaux et neurologiques dans le
développement des troubles autistiques et, de ce fait, réfuté l’ancienne croyance qui rendait les
parents responsables.
Ce trouble affecte 0,6% de la population, l’Europe (y compris tous les membres du Conseil de
l’Europe) compte donc environ 5 millions de personnes autistes.
L’objectif d’Autisme-Europe est de s’assurer du respect de la dignité et des droits des personnes
autistes.
Une personne atteinte d’autisme a naturellement la même valeur que n’importe quelle autre personne
et à ce titre dispose des mêmes droits. Les personnes autistes doivent en particulier bénéficier des
mêmes droits que ceux reconnus et défendus pour toutes les personnes en situation de handicap.
Certains Etats membres ont déjà ratifié la Convention des Nations Unies sur les personnes
handicapées, entrée en vigueur le 3 mai 2008. Autisme-Europe appelle tous les Etats membres
de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe à faire de même.
Le respect de la Convention des Nations Unies par les Etats membres permettront aux personnes
autistes de bénéficier des principes directeurs qui sous-tendent la Convention. Il s’agit notamment :
· du respect de la dignité intrinsèque, de l’autonomie individuelle, y compris la liberté de faire
ses propres choix, et de l’indépendance des personnes ;
· de la non-discrimination ;
· de la participation et de l’intégration pleines et effectives à la société ;
· du respect de la différence et de l’acceptation de la personne handicapée comme faisant
partie de la diversité humaine et de l’humanité ;
· de l’égalité des chances ;
· du droit à l’accès aux soins de santé ;
· du droit à l’éducation la plus adaptée ;
Autisme-Europe considère que les besoins des personnes autistes en matière de soins de
santé, d’éducation et d’emploi ne sont pas suffisamment pris en considération et constate que
les droits des personnes autistes sont quotidiennement bafoués au sein de l’UE.
Autisme-Europe recommande tout particulièrement les 10 mesures suivantes :
1. Améliorer les indicateurs existants en matière de services de soins de santé afin de mesurer
la proportion de la population atteinte d’autisme ou de handicap de grande dépendance avec
des besoins complexes nécessitant des programmes de réhabilitation adaptés ;
2. Renforcer les formations initiales et continues destinées aux professionnels de la santé
portant sur les systèmes de diagnostic reconnus internationalement et les traitements ayant
été prouvés scientifiquement et assurer une formation adéquate aux professionnels chargés
de l’éducation des personnes autistes ;
3. Garantir un partenariat entre parents et professionnels pour déterminer les programmes
d’éducation ou autres les plus appropriés ;
4. Garantir l’égalité d’accès et de conditions d’inscription aux systèmes d’éducation et garantir
l’égalité des chances dans le développement du potentiel individuel quels que soient le
niveau d’éducation, la nature ou le degré du handicap, au moyen de stratégies d’éducation
scientifiquement avérées et de programmes d’éducation individuels ;
5. Intégrer les caractéristiques et les besoins spécifiques des personnes autistes ou des
personnes présentant un handicap avec des besoins complexes en matière de comportement
et de communication dans les systèmes d’éducation standards par le biais de formations
continues destinées aux parents et aux professionnels à tous les niveaux et pas seulement
dans le cadre de formations spécialisées ;
6. Renforcer l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie destinés aux personnes
autistes ou présentant un handicap de grande dépendance avec des besoins complexes,
notamment les formations professionnelles ;
7. Renforcer et adapter le soutien aux personnes autistes ou présentant un handicap de grande
dépendance avec des besoins complexes sur le lieu de l’activité professionnelle ;
8. Avoir un environnement qui facilite la communication et est adapté aux problèmes de
comportement auxquels sont confrontés les personnes autistes ;
9. Laisser le choix de vivre à la maison ou dans des centres résidentiels avec un soutien adapté
grâce à des services de santé et d’éducation ;
10. Garantir l’accès à une bonne qualité de vie en termes de bien-être physique, émotionnel,
social et matériel.
A la demande du département de l’information des Nations Unies, Evelyne Friedel, présidente
d’Autisme Europe (et administrateur de l’AFG) interviendra à New-York le 2 avril 2009 dans le cadre du conférence sur «
l’Autisme et les droits humains - Comprendre et défendre les droit des personnes autistes ».
Les trois autres intervenants invités par les Nations Unies sont Paulo Barrozo, professeur de
droit à l’université de Harvard, Lee Grossman, président de Autism Society of America, et
Stephen Shore, Professeur adjoint à l’Université d’Adelphi.
Ci Joint les présentations :
Journée mondiale de l’Autisme 2009 Nations Unies
Présentations dont celle d’Evelyne Friedel